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 ouiiiii c l'amitiè

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كاتب الموضوعرسالة
thug-life



عدد المساهمات : 167
تاريخ التسجيل : 02/12/2009

مُساهمةموضوع: ouiiiii c l'amitiè   الجمعة ديسمبر 04, 2009 2:15 pm

Amitié
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher Pour les articles homonymes, voir Ami (homonymie).

Voir « amitié » sur le Wiktionnaire.


Au bord du ruisseau, peinture de William Bouguereau - XIXe siècle)L'amitié est une inclination réciproque entre deux personnes (ou plus) n'appartenant pas à la même famille, parfois c'est une amitié de groupe.

Le meilleur ami est, comme son nom l'indique, l'ami d'une personne avec qui elle a tissé des liens privilégiés qui surpassent les liens qui l'unissent aux autres personnes. L'amitié en son état pur est inconditionnelle, c'est-à-dire que de vrais amis ne se jugent pas, et ne tiennent pas compte du temps qui passe. Ainsi l'amitié dépasse-t-elle les valeurs individuelles et temporelles, elle est un état d'esprit, un lien particulier qui unit deux êtres.

Sommaire [masquer]
1 Approche psycho-philosophique
1.1 En Occident
1.2 François de Sales
1.3 De Montaigne à Teilhard de Chardin
1.3.1 Plus que le patron des amitiés molles et regulieres
1.3.2 Le divin dans l'amitié d'Augustin à Montaigne
1.3.3 Une conduite morale cependant impossible à universaliser
1.4 En Orient
1.5 En Islam
2 Approche ethnolinguistique
3 Approche socioéconomique et « amitiés entre les peuples »
4 Approche politique
5 Approche socioculturelle
6 Approche historique
7 Notes et références
8 Voir aussi
8.1 Articles connexes
8.2 Bibliographie
9 Liens externes

Approche psycho-philosophique [modifier]
L'amitié est quelque chose qui constitue le bonheur. Elle est là depuis toujours et ne s'éteindra jamais. Sans amitié, une vie ne serait pas ce qu'elle est. L'amitié, c'est capital!

En Occident [modifier]
Aristote distinguait trois sortes d'amitié :

l'amitié en vue du plaisir ;
l'amitié en vue de l'intérêt ;
l'amitié des hommes de bien, semblables par la vertu.
Pour Aristote, la seule véritable amitié est l'amitié vertueuse. Cette dernière est recherchée par tout homme, même si tout homme ne la rencontre pas nécessairement. Elle peut naître entre deux individus d'« égale vertu » selon le philosophe et se distingue de l'amour en cela que l'amour crée une dépendance entre les individus. Toujours selon Aristote, l'ami vertueux (« véritable ») est le seul qui permet à un homme de progresser car l'ami vertueux est en réalité le miroir dans lequel il est possible de se voir tel que l'on est. Cette situation idéale permet alors aux amis de voir leur vertu progresser, leur donnant ainsi accès au bonheur, notion évoquée dans le dernier livre de l'Éthique à Nicomaque et qui est, pour Aristote, la plus importante.

Aristote pose ainsi l'amitié (véritable) comme pré-requis indispensable pour accéder au bonheur.

La relation d'amitié est aujourd'hui généralement définie comme une sympathie durable entre deux personnes. Elle naîtrait notamment de la découverte d'affinités ou de points communs : plus les centres d'intérêts communs sont nombreux, plus l'amitié a de chances de devenir forte. Elle implique souvent un partage de valeurs morales communes.

Une relation d'amitié peut prendre différentes formes ; de l'entraide, l'écoute réciproque, à l'échange de conseils, au soutien, en passant par le partage de loisirs.

“[...] L’amour fait communiquer et unit ce qui sinon ne se rencontrerait jamais; la communication fait aimer ce qui sinon ne se rencontrerait jamais” Edgar Morin, dans le tome 1 de "La méthode" (la nature de la nature, 1977), page 256 (Le Seuil, Nouvelle édition, coll. Points 1981)
François de Sales [modifier]
Dans Introduction à la vie dévote (1619) François de Sales écrit : L'amour tient le premier rang entre les passions de l'âme: c'est le roi de tous les mouvements du coeur, il convertit tout le reste à soi et nous rend tels que ce qu'il aime. Prenez donc bien garde, ma Philothée, de n'en point avoir de mauvais, car tout aussitôt, vous seriez toute mauvaise. Or l'amitié est le plus dangereux amour de tous, parce que les autres amours peuvent être sans communication [échange et participation], mais l'amitié étant totalement fondée sur icelle, on ne peut presque l'avoir avec une personne sans participer à ses qualités [manières d'être]. Tout amour n'est pas amitié car, 1. On peut aimer sans être aimé, et lors il y a de l’amour, mais non pas de l’amitié, d’autant que l’amitié est un amour mutuel, et s’il n’est pas mutuel ce n’est pas amitié; 2. Et ne suffit pas qu’il soit mutuel, mais il faut que les parties qui s’entr’aiment sachent leur réciproque affection, car si elles l’ignorent elles auront de l’amour, mais non pas de l’amitié. 3. Il faut avec cela qu’il y ait entre elles quelque sorte de communication qui soit le fondement de l’amitié. [1]

De Montaigne à Teilhard de Chardin [modifier]

Raphaël, Autoportrait avec un ami, 1517-1519Le texte suivant est bien connu mais l'on n'en fait souvent lire que le premier paragraphe:

« Au demeurant, ce que nous appellons ordinairement amis et amitiez, ce ne sont qu'accoinctances et familiaritez nouees par quelque occasion ou commodité, par le moyen de laquelle nos ames s'entretiennent. En l'amitié dequoy je parle, elles se meslent et confondent l'une en l'autre, d'un meslange si universel, qu'elles effacent, et ne retrouvent plus la cousture qui les a joinctes. Si on me presse de dire pourquoy je l'aymoys, je sens que cela ne se peut exprimer, qu'en respondant : Par ce que c'estoit luy, par ce que c'estoit moy.[1] »
Plus que le patron des amitiés molles et regulieres [modifier]
La suite met l'accent sur une dimension que l'on pourrait appeler "extraordinaire" de l'amitié car elle ne s'exprime pas souvent de cette manière:

« (...) à nostre premiere rencontre, qui fut par hazard en une grande feste et compagnie de ville, nous nous trouvasmes si prins, si cognus, si obligez entre nous, que rien des lors ne nous fut si proche, que l'un à l'autre. Il escrivit une Satyre Latine excellente, qui est publiee : par laquelle il excuse et explique la precipitation de nostre intelligence, si promptement parvenue à sa perfection. Ayant si peu à durer, et ayant si tard commencé (car nous estions tous deux hommes faicts : et luy plus de quelque annee) elle n'avoit point à perdre temps. Et n'avoit à se regler au patron des amitiez molles et regulieres, aus quelles il faut tant de precautions de longue et preallable conversation. Cette cy n'a point d'autre idee que d'elle mesme, et ne se peut rapporter qu'à soy. Ce n'est pas une speciale consideration, ny deux, ny trois, ny quatre, ny mille : c'est je ne sçay quelle quinte-essence de tout ce meslange, qui ayant saisi toute ma volonté, l'amena se plonger et se perdre dans la sienne, qui ayant saisi toute sa volonté, l'amena se plonger et se perdre en la mienne : d'une faim, d'une concurrence pareille. Je dis perdre à la verité, ne nous reservant rien qui nous fust propre, ny qui fust ou sien ou mien.[2] »
Le mélange des volontés fait songer à ce que dit Teilhard de Chardin dans Le milieu divin:

« J'ai ardemment goûté la joie surhumaine de me rompre et de me perdre dans l'âme de ceux à qui me destinait la bien mystérieuse dilection humaine. »
Le divin dans l'amitié d'Augustin à Montaigne [modifier]
En fait, Montaigne écrivait déjà des lignes aussi fortes - sinon même plus fortes - que le célèbre jésuite à propos de la Boétie:

« Quand Lælius en presence des Consuls Romains, lesquels apres la condemnation de Tiberius Gracchus, poursuivoient tous ceux qui avoient esté de son intelligence, vint à s'enquerir de Caius Blosius (qui estoit le principal de ses amis) combien il eust voulu faire pour luy, et qu'il eust respondu : Toutes choses. Comment toutes choses ? suivit-il, et quoy, s'il t'eust commandé de mettre le feu en nos temples ? Il ne me l'eust jamais commandé, repliqua Blosius. Mais s'il l'eust fait ? adjousta Lælius : J'y eusse obey, respondit-il. S'il estoit si parfaictement amy de Gracchus, comme disent les histoires, il n'avoit que faire d'offenser les Consuls par cette derniere et hardie confession : et ne se devoit departir de l'asseurance qu'il avoit de la volonté de Gracchus. Mais toutesfois ceux qui accusent cette responce comme seditieuse, n'entendent pas bien ce mystere : et ne presupposent pas comme il est, qu'il tenoit la volonté de Gracchus en sa manche, et par puissance et par cognoissance. Ils estoient plus amis que citoyens, plus amis qu'amis ou que ennemis de leur païs, qu'amis d'ambition et de trouble. S'estans parfaittement commis, l'un à l'autre, ils tenoient parfaittement les renes de l'inclination l'un de l'autre : et faictes guider cet harnois, par la vertu et conduitte de la raison (comme aussi est il du tout impossible de l'atteler sans cela) la responce de Blosius est telle, qu'elle devoit estre. Si leurs actions se demancherent, ils n'estoient ny amis, selon ma mesure, l'un de l'autre, ny amis à eux mesmes. Au demeurant cette response ne sonne non plus que feroit la mienne, à qui s'enquerroit à moy de cette façon : Si vostre volonté vous commandoit de tuer vostre fille, la tueriez vous ? et que je l'accordasse : car cela ne porte aucun tesmoignage de consentement à ce faire : par ce que je ne suis point en doute de ma volonté, et tout aussi peu de celle d'un tel amy. Il n'est pas en la puissance de tous les discours du monde, de me desloger de la certitude, que j'ay des intentions et jugemens du mien : aucune de ses actions ne me sçauroit estre presentee, quelque visage qu'elle eust, que je n'en trouvasse incontinent le ressort. Nos ames ont charié si uniment ensemble : elles se sont considerees d'une si ardante affection, et de pareille affection descouvertes jusques au fin fond des entrailles l'une à l'autre : que non seulement je cognoissoy la sienne comme la mienne, mais je me fusse certainement plus volontiers fié à luy de moy, qu'à moy. »
Je me fusse certainemement plus volontiers fié à luy de moy, qu'à moy fait nécessairement songer à la parole de Saint-Augustin sur Dieu: Intimior, intimo mihi [Dieu m'est plus intime à moi-même qu'à moi-même] [3]

Une conduite morale cependant impossible à universaliser [modifier]
Examinant les différentes formes de mépris social Axel Honneth, distingue dans Intégrité et mépris [4] a) les humiliations physiques par le viol ou la torture de la personnalité individuelle, b) l'exclusion sociale c) le mépris pour des formes de réalisation de soi. La première forme est le traitement humain le plus dégradant car dit-il, ce mépris dépouille l'être humain de l'autonomie physique dans son rapport à lui-même et il détruit par là même une composante élémentaire de sa confiance au monde[5]. Une telle destruction exige une forme de reconnaissance que Hegel appela dans sa jeunesse et sa phase romantique l' amour et qui concerne l'amitié.

Les besoins et les affects ne peuvent être confirmés que si on les satisfait directement et par conséquent la reconnaissance doit prendre la forme d'une approbation et d'un encouragement affectifs, ce qui ne se peut que dans une relation de reconnaissance où des personnes en chair et en os se portent des sentiments d'estime particuliers. A partir de là, l'individu peut adopter à son égard une attitude de confiance en soi, notamment dans l'expression de ses besoins et émotions. Ce mode de rapport - dans lequel on peut inclure l'amitié - n'est pas généralisable, notamment parce que ces attitudes ne peuvent être exigibles des individus comme on en peut exiger l'obéissance à la loi, aux valeurs de solidarité etc. Honneth écrit donc à propos de l'amitié

« Ce mode de rapport de reconnaissance n'est pas généralisable au-delà du cercle des relations sociales primaires telles qu'elle apparaissent dans les liens affectifs de type familial dans les amitiés ou dans les relations amoureuses. Puisque les attitudes d'affirmation émotionnelle sont liées à des présuppositions de sympathgie et d'attrait qui ne sont pas à la disposition des individus, ces attitudes ne peuvent être indéfiniment étendues pour couvrir un nombre toujours plus grand de partenaires d'interaction. Cette attitude de reconnaissance implique donc un particularisme moral qu'aucune tentative d'universalisation ne peut faire disparaître. [6] »
En Orient [modifier]
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La vision orientale et spécialement japonaise de l'amitié s'exprime par la notion d'amae. C'est pour cela que l'amitié est aussi vécue et utilisée dans la dynamique d'entreprise (voir les articles connexes "Toyota", esprit d'équipe, etc.). De plus, on observe, que même l'amitié est mêlée à l'honneur, qui est un sentiment très présent au Japon.

En Islam [modifier]
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Selon la tradition islamique, le prophète de l'islam, Mahomet, a dit il y a 14 siècles : "Alarwah jonodon mojannada ma taarafa minha iitalafa wama tankara minha ikhtalafa" (Traduction manquante). Son meilleur ami et compagnon était Abu Bakr Assidik. Dans l'islam, l'amitié est une des clés du bonheur. Dans le Coran,il est écrit : "aime ton prochain plus que toi-même".

Approche ethnolinguistique [modifier]
Bien que le terme concerne initialement des individus (au moins deux), il est parfois utilisé dans un but politique à propos d'états ou de peuples (exemple : « l'amitié franco-allemande »), pouvant en ce cas signifier une affinité ou une complémentarité entre les peuples.
Cette considération initiale prend toute sa dimension culturelle au plan ethnologique : les langues orientales soulignent de manière particulière, en effet, la relation entre deux personnes (voir duel)
Le grammairien suggère d'ailleurs que la proximité affective du « nous deux » est trompeuse : ainsi, l'amitié, la sympathie, ne se limiterait pas au couple d'individus dans l'amour ou l'amitié, mais pourrait concerner le fonctionnement humain de ces cultures.
C'est du moins ce que suggère la considération élargie des langues orientales : on ne peut évoquer le duel sans en souligner l'importance fondamentale en extrême-Orient, des points de vues culturel, industriel et religieux (voir Yin-Yang).
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ouiiiii c l'amitiè
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